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Ton buste...Une statue...Statue magnifique...Statue décente... Droite, sobre et claire. La craie que ma main caresse, Prend vie...Délicatement la paroi craquel, en fentes : Comme de la dentelle que l'on étire, la carapace se blesse... A-coups de froid et de chaud. Brise l'enfer de glace. La lumière s'estompe. Emerge suave la pulpe onctueuse : Le blanc de pierre à la chaire dorée rend place... La stèle transformée en autel : oblation voluptueuse ! Tes yeux - de blancs chats - virent au nacre, au bleu opaque... Bleu étincelant au cœur du noir ! Noir d'eau qui bat en ressac. Bleue noire, mauve. La pierre s'embrase. Langues de laves ardentes. Caresses à fleur de peaux. Fauves. Fleur de sel succulentes... Ton buste, s'élance en vent d'Ange. Souffles oscillants. Désir océan submerge. Les sens convulsent en vacillant. Incandescente, fluide, chaude : de torrides effluves vibrent en elle, Irruption. Explosions. Nous flamboyons : fusion corporelle. Comme de la dentelle que l'on tisse...La carapace de chagrin Reprend dame. Grinçante et froide la paroi t'étreint, Droite, sobre et claire. La craie de ma main absente : Ton buste...Une statue...Statue magnifique...Statue décente... A une muse capricieuse...
Écrit par Tom
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