J'étais craintive, j'avais tellement peur,

L'amour pour moi n'était qu'un leurre,

J'y croyais tout au fond de moi,

Mais je figeais et n'y faisais guère foi.

Avec mes dix-huit ans de femme-enfant,

Qui n'avait été aimée que rarement,

Je ne pouvais reconnaître le vrai amour,

Celui qui devait durer depuis toujours.

J'avais encore plus peur de passer outre,

De le manquer à cause de mes doutes,

Je ne le cherchais même pas,

Je ne me croyais pas digne de cela.

Je lisais mes petits romans comme un jeux,

Et comme je les pensais chanceux,

Ils trouvaient tous l'amour à la denière page,

Celui qui leur donnait tous les droits en gage.

Mon orgueuil n'admettait plus aucun refus,

Mon coeur battait à l'idée du déjà-vu,

De mon amour d'enfant que nul ne voulait,

D'un coeur encore brisé, peut-être à jamais.

Mais nos corps-à-corps en délire,

N'avaient de cesse de me dire,

Que nos sentiments si profonds, si familiers,

Ne pouvaient qu'être cet amour tant rêvé.

Et c'est pourquoi, quarante années plus tard,

Dans une certitude absolue et à tout égard,

Nous renouvelons nos voeux d'amour éternel,

Avec un coeur qui n'a nul besoin de sentinelle.

Bionique

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Commentaires   

#2 Lenia 27-06-2012 17:10
Un joli poème agréable à lire.

J'ai un peu de mal avec la mise en page en bloc, je pense que je préférerais une avec plus d'espace pour aérer le texte et mettre en valeurs les rimes suivies. Mais j'aime la mise en valeur du mot final.

Continue !
#1 sylphide 16-01-2010 09:27
Après un début un peu tragique, ça finit bien! Je suis rassurée. J'ai bien aimé.

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