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à O. de Th. - 2991

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A toi, mon beau chevalier

Qui disait pour toujours m'aimer.

A toi, je me suis donnée toute entière

Et tu me demandas d'être ta Première.

 

Pourtant je n'étais qu'une gueuse.

 

Je me souviens de nos étreintes ardentes

malgré tes mains parfois hésistantes.

De mes mains je t'ai caressé,

De ma bouche je t'ai embrassé

Et de moi tu en redemandais.

Je devîns alors ta servante.

 

Puisque je n'étais qu'une gueuse.

 

Puis un jour, ta flamme s'en est éteinte.

Ta trahison devînt le fruit de ma complainte.

L'église de mon coeur sonna le glas,

Tel tu étais venu, tel tu t'en allas.

 

Justine

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