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Catégorie parente: Cercle des poètes inconnus
Catégorie : Amour
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L '   A U T R E   

 

Je te trompe moralement

À chaque fois que je la vois

Car je l'aime passionnément

Et la voudrais toujours à moi. 

 

Elle m'enflamme toujours l'âme

Et me donne un air de bonheur,

Comme fait d'ailleurs toute femme

Qui nous a envahit le coeur. 

 

Elle se teint de temps en temps :

En blanc ou en brun ou en roux

Mais son caractère changeant

Ne fait pas naître mon courroux. 

 

Suivant le temps triste ou bien gai

Ses grands yeux sont gris ou bien bleus,

Comme de grands lacs étalés :

Miroirs du ciel, reflets des cieux.  

 

Elle se grime le visage

Avec tout un tas de couleurs

Et ressemble à un paysage

Tout envahit l'été de fleurs. 

 

De sa jolie voix fraîche et douce

Quand elle parle, je l'écoute,

Pareille au ruisseau sous la mousse

Qui m'enlèverait tout mon doute. 

 

Faite de bosses et de creux,

Grands monts et petites vallées,

Couchée elle ressemble un peu

À une chaîne de sommets. 

 

Enfin tu sais, tu la connais :

Elle est tout près, tout près de toi

Et je dois la laisser tomber

Car maintenant, toi tu es là. 

 

Mais tu m'excuseras pourtant,

Si t'ayant choisie pour compagne,

Je te trompe moralement

Lorsque je pense à ma montagne !   

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