|
Même si le mois de Janvier revient tous les ans
Le temps s’enfuit inexorablement
Et le temps mon Amour
Ce sont des rides pour toujours
Et les larmes telles des gouttes d’eau
S’évaporent dans ses canaux
Le temps mon Amour
Ce sont des cheveux grisonnants
Que l’on peint discrètement
Pour faire croire au Printemps
Des dents qui s’évadent par la grande porte
Fatiguées des soins qu’on leur porte
Des yeux dont la couleur étincelle encore
Refusant le moindre effort
Des muscles qui fondent au soleil des années
Faisant place a la graisse des journées canapé
Et ce cerveau toujours alerte
Voit ses occupants qui désertent
Avoir envie et ne plus pouvoir
Il ne reste guère que la mémoire
Ultime bouée
Pour se dire que l’on a existé
Écrit par Scotty
|