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La délivrance d'une mort certaine
m'a fait pousser l'embarcadère
Sur le grand fleuve des arpèges
ou le silence n'est qu'agonie.
J'ai découvert le néant,
Source d'incertitude.
Cette sordide amitié,
Que l'on se doit d'épouser
Qui lie l'horreur à la splendeur,
me destinant à l'infiniment rien ?
J'ai vu la signature celeste qui
nous consume en la flamme.
J'ai vu ces royaumes
des ondes limpides,
Ces théâtres de lumières insolites
Ou mes cauchemars s'exaltent
dans le vide.
J'ai pleuré voyant mille sirènes
Se débattrent dans un gouffre,
J'ai vu Neptune dont la facette
Se crispait,
J'ai cru en Cupidon qui n'est plus
qu'un cadavre étrange,
J'ai vu des soupirs tombés
Lourdement sur la grève,
Et la mémoire resurgir puissante
comme un diable.
Et je me souviens déjà de demain
ou disparaissant dans l'abîme
J'emportais mon malheur.
Et je croyais mourir,
Et les autres s'en vont,
Et je demeure.
Écrit par Hurt
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