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Le long d’un canal aussi tranquille qu’un étang
De nombreux SDF, leurs matelas et leurs tentes
Viennent exposer contre toute attente
Aux politiques leur misère latente
Ces mal rasés aux ventres creux
Ont parfois connus le bonheur d’être deux
Mais coupable de faiblesse envers leur destin malheureux
La société tourne la face et les prend pour des gueux
La pauvreté se révolte devant l’outrecuidance des nantis
Ce matin, mon Père, est mort un sans abri
Dans la fosse commune sans doute est-il parti
Même dans les faits divers, il n’est pas écrit
Les touristes en balade sur le canal St Martin
Etonnés, l’appareil photos à la main
Flashent ces tentes rouges imprégnées de chagrin
Sans savoir qu’à l’intérieur des hommes meurent de faim
Le siècle des lumières est révolu
Place à la misère et à la déconvenue
La poubelle du riche est ventrue
Le porte-monnaie du pauvre est menu
Ne cherchons point de coupable
On est tous plus ou moins responsable
La misère du monde est intolérable
Et devrait être notre seule et vraie bataille
Si l’on doit faire la guerre dans le monde
Il y a plein de raison comme celle là qui abondent
Écrit par Scotty
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