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Il s'est jeté sur les rails d'un train un joli mois de juin 1944.
Mille paillettes de sang avaient moucheté la chevelure d'une jeune rouquine de seize ans..
Hier, j'y ai vu des Coquelicots. Ils se balançaient au gré du vent dans une plénitude mortuaire.
Ils avaient bu dans la terre le rouge qui donnère les pétales flamboyants.
Dans mes pensées : Fleurs de papier, fleurs éphémères.. Fleurs mortuaires, dans le vent aiment se balancer..
Une jeune femme était assise dans l'herbe aux souvenirs. Elle tenait dans ses mains une tige qu'elle faisait rouler de pars et d'autre dans deux doigt blancs et fins..
En voyant le coquelicot effleuré les lèvres oranges, j'en avais soudainement devinée le parfum..
La jeune fille se leva.
J'avais une poussière dans l'œil. Ses cheveux portaient la couleur des feuilles en deuil..
Je voulus la rattraper, mais même en courant je n'y arrivais pas.
Elle disparut. Le train passa..
Écrit par Era
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