Un soleil de sang coule du ciel, et de proche en proche
Peint des ailes blanches sur les murs chauds, s'enlace aux arbres
Estampés. Pour regarder de la fenêtre on s'approche :
Les feuilles à terre tremblent, tachées de mort et de marbre
Sombres branches en remuant leurs ors, les mélangent au sang
Comme remuent les ailes d'un oiseau mourrant, meurtri
Des feuilles s’émeuvent encore, et puis… s'envolent au vent
Leurs longs automnes auront mouillés nos yeux de coloris
Un vent fait s'envoler des arbres les rouges parures
Planantes, elles finiront en craquantes pourritures.
Pour l'arbre squelette qui se chauffe aux rayons du soir
Disparaissent un à un de merveilleux et beaux espoirs.
On se dit soudain frappés : - "Voilà donc ma destinée ... "
Alors nos yeux se troublent à cette histoire mal finie…
Mais une voix dit : - "Souviens toi que reviens le Messie
Qui nous aime ! Qui vit et croit en Lui sera sauvé."
Michel-Paul-MarieL











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