Partager des soleils tombant en pluie de cendre

Tout contre un arc en ciel de paupières plâtrées

Sur un bistre regard aux visions de cassandre,

Orgasmique tension d'un organe châtré ;

 

Stimuler qu'un désir de chair est secondaire

Pourvu qu'entre deux coeurs l'amour batte très fort,

Protège les vieux jours des instincts lapidaires,

Là où le mot "chéri" côtoie la métaphore.

 

Contourner les écueils sans un cap à maudire

Pour des futilités, des riens qui indisposent ;

Sexe avare d'émois, ne pas le contredire ;

Tant qu'il est endormi, les lèvres se reposent.

 

Et surtout ne jamais bouder les tempes grises,

L'implantation des soies que sait tisser le temps.

Lui seul peut adoucir le poids de son emprise

Dans le roucoulement des rires du printemps.

 

Tamponner nos sueurs sur anciennes ivresses,

Epiderme imbibé de cette huile essentielle

Poissant entre nos doigts, sans excès ni paresse,

Dans la pénétration de l'indigo du ciel.

Commentaires   

#1 sylphide 23-02-2011 10:10
C'est bien écrit, tout en subtilité. Ça se lit tout en douceur...(4*)

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