Puisse-je vivre encore quelques années durant,
Afin que de trouver dans l'univers mouvant,
La réponse aux raisons qui ont fait que nous sommes.

Que soudaine pensée qui me pousse au savoir,
Eveille mon esprit par trop endolori.

Car les mots ne sont rien
Si la pensée n'est pas !
Et les maîtres et les sages
Sont ceux qui l'âge aidant,
Ont su voir dans les Cieux,
Et en vous, et en eux.

C'est par avidité de ce juste savoir,
Et  pour ne point sombrer dans l'inutilité,
Que j'aimerais mouvoir
Mon cerveau tout entier.
Et que ces sens innés,
Qu'au plus tendre des âges
J'avais déjà meurtris,
Me reviennent vivant pour servir mon esprit.

Que ce savoir si humble en mon âme grisée,
M'aide à guider l'enfant sur sa route escarpée;

Que mes songes zélés en mon esprit serein,
Lui entrouvre des voix faîtes de vérité;

Et si à mon trépas,
A l'heure ou le néant se fermera sur moi;

Si à cette heure même
Me faîtes le bonheur de recevoir ma foi;

Alors vous serrez vous mes enfants chéris,
Que cette immensité dont nous faisons partie,
N'est rien en vérité qu'une âme et qu'un esprit;

Que nul n'est petit, à qui veut être grand.

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