Attendez un peu ! Ne partez donc pas
Dans une telle hâte : Celle qui ici bas
Vous a fait naitre a besoin de vous !
Ne la laissez pas s'enliser dans la boue !
Oui, ombres éphémères issues
De mes pensées saines ou tordues,
Je vous réclame auprès de moi, éperdue !
Je vous hêle pour me protéger de cette massue !
Ignorerez-vous mon appel ? Oh Cruelles !
A genoux je vous supplie d'effacer cette peine,
Cette lourde absence, ce pesant silence perpétuel !
Etres spirituels, présents dans mon âme mais iréels !
Oh ombres de moi-même, ombres de mon coeur branlant,
Si inconstant, si instable, si rude et fragile pourtant !
Oh mes aides ! Oh mes soutients de mauvais Temps !
Mes héros et héroines, ne me fuyez point à présent !
Ou je me désintègrerais dans mon esprit, complètement.
Si le vent divin et chaud qui vous portait vers moi auparavant,
Ne vous ramène pas vers moi, et cruel, se taise dans le néant...











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